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Le verbe est assassin à l’Assemblée nationale. Les porte-parole des groupes ont fait assaut de piques hier après-midi, lors de la deuxième journée de débat sur le projet de loi de prévention de
Le député UDF de Seine-Saint-Denis M. Lagarde a déclaré au ministre de l’Intérieur que « les débats excessifs, les critiques souvent sans rapport avec le texte et les jugements hâtifs sur la situation objective de la délinquance sont plus liés à votre qualité de candidat à l’élection présidentielle (…) qu’au projet de loi que vous présentez. »
A l’opposé, M. Vaxès, député communiste des Bouches-du-Rhône, a d’abord rappelé que Nicolas Sarkozy n’avait pas assisté à la totalité du débat mardi, avant d’attaquer sur le fait que le ministre « utilise les drames les plus odieux, les plus insupportables et les plus condamnables pour servir son argumentation ». Il a continué en comparant le texte à « une bombe qui explosera au cœur de la République et blessera gravement ses valeurs les plus essentielles ».
Dans le même sens, M. Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée, a invité M. Sarkozy à « assumer [sa] responsabilité » à propos de l’augmentation des violences sur les personnes. Le député a déploré le discours du ministre sur le laxisme des juges, qui a remis en cause la Justice toute entière. L’estocade est venue du rappel des mots de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense et membre de l’UMP, qui a accusé le numéro deux du gouvernement d’avoir « trop souvent insinué l’idée pernicieuse qu’un jeune était un délinquant en devenir ».
A son tour, M. Goasguen, député UMP de Paris, est entré dans la bataille, en dénonçant les « procès d’intention » de
Finalement, le principal intéressé, M. Sarkozy, a pris le micro pour distribuer, contre toute attente, compliments et remerciements à
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