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    <title><![CDATA[le blog constancemp]]></title>
    <link>http://constancemp.over-blog.com/</link>
    <description></description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 03 Mar 2009 07:10:57 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 03 Mar 2009 07:10:57 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 constancemp.over-blog.com</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le crabe, la banane et le charançon]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-18545072.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">C'est l’ennemi juré des bananiers. Le charançon noir, petit insecte vorace, pond ses œufs dans le bulbe de la plante, où ses larves
    creusent des galeries, provoquant des dégâts considérables. En Martinique et en Guadeloupe, où les bananeraies jouent un rôle essentiel dans l’économie, le charançon représente un véritable
    fléau. Pourtant en 1972, la France croit trouver la solution. Le chlordécone, un produit créé à l’origine par l’armée américaine pour désinfecter l’eau et qui se révèle être un insecticide très
    efficace. Pendant plusieurs décennies, il est déversé massivement sur les plantations pour éradiquer l’insecte nuisible.<br>
    <br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Mais des études faites aux Etats-Unis mettent rapidement en évidence la haute toxicité du produit, et le gouvernement américain
    l’interdit en 1978. En France, deux rapports confirment les dangers du chlordécone en 1977 et 1980. La substance se dégrade très difficilement et a tendance à s’accumuler dans les sols et les
    graisses. Malgré tout, notre pays continue à importer l’insecticide jusqu’en 1993, date de son interdiction.<br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><br>
    La découverte du désastre environnemental et sanitaire n’a lieu que bien des années plus tard. Le résultat est catastrophique&nbsp;: 40 % des sols et la presque totalité des nappes phréatiques
    sont contaminées en Martinique. Les scientifiques pensent qu’il faudra environ un siècle pour voir disparaître la moitié du chlordécone de l’environnement. Le produit toxique a infecté les
    légumes, les animaux qui les consomment et les habitants, tout au bout de la chaîne alimentaire. Les conséquences sur l’homme sont encore incertaines, mais le nombre de cancer du sein et de la
    prostate, d’infertilités et de malformations est particulièrement élevé dans ces îles, même si aucun lien n’a encore été établi avec la pollution. Une enquête officielle a enfin été ouverte l’an
    dernier.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><font face="Times New Roman" size="3"><br>
    L’affaire du chlordécone est loin d’être unique en son genre. Aujourd’hui les pesticides, les produits chimiques, la combustion des produits fossiles contaminent tout ce que nous mangeons, buvons
    et respirons. Même le lait maternel est désormais pollué à la dioxine. Le constat est inquiétant&nbsp;: l’homme, en dégradant l’environnement dans lequel il évolue, est responsable de la plupart
    des maux contemporains.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">La maladie la plus significative de cet état, c’est bien sûr le cancer. Le professeur Dominique Belpomme, cancérologue renommé, a
    participé à la mise en place du Plan Cancer en 2003, lorsque le président Chirac a décidé de faire de la lutte contre cette pathologie une priorité de son mandat. Le médecin constate qu’après la
    Seconde Guerre mondiale, 70&nbsp;000 personnes mouraient du cancer chaque année en France. Aujourd’hui, malgré les progrès de la médecine, elles sont environ 150&nbsp;000, et le nombre de malades
    ne cesse de croître.<br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><font face="Times New Roman" size="3"><br>
    Mais les médecins, au lieu de s’intéresser aux causes de la maladie, restent le plus souvent dans une optique curative. <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;C’est une longue tradition
    qui remonte à l’Antiquité de rechercher les causes d’une maladie dans le corps, et non dans l’environnement&nbsp;»</em>, regrette le cancérologue.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Au cours de ses recherches, il a pu constater que ce qui favorise le cancer, comme d’ailleurs la plupart des maladies actuelles, ce
    n’est pas une exposition unique à une très forte dose de produits toxiques, mais la répétition de l’exposition, même à une faible dose, sur une longue durée. Dans ce cas, les seuils limites de
    produits toxiques imposés par la loi dans l’eau, l’air ou l’alimentation ne protègent absolument pas le consommateur. Au contraire, ils lui en donnent uniquement l’illusion. Dominique Belpomme a
    lui-même écrit plusieurs livres pour alerter sur les dangers de la dégradation de l’environnement et l’absence de réactivité de la société.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">L’immobilisme a déjà entraîné de graves désastres sanitaires. Lorsqu’on pense aux maladies liées à l’environnement, on pense forcément
    à la catastrophe de l’amiante. Cette fibre végétale naturelle a été utilisée pendant plus d’un siècle dans le bâtiment pour ses propriétés d’isolation et de résistance à la chaleur. Dès 1962, une
    recommandation européenne évoquait les risques de cancer dus à l’amiante, mais les pouvoirs publics ont fait la sourde oreille, les maladies ne se déclarant que vingt à quarante ans après le
    début de l’exposition. Bilan&nbsp;: 2 000 à 3 000 décès et près de 6 000 nouveaux cas chaque année. Interdit en France depuis dix ans, l’amiante pollue encore des dizaines de millions de mètres
    carrés de matériaux.<br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><br>
    Moins graves que l’amiante mais tout aussi révélateurs de la dégradation de la planète, l’asthme et les allergies, dont le nombre de cas a doublé en une vingtaine d’années. Une augmentation en
    partie liée à l’environnement, selon le professeur Daniel Vervloet, président de l’association Asthme et Allergies. S’il reconnaît <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;une résultante
    génétique&nbsp;»</em>, il souligne la part de <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;l’environnement respiré, mais aussi de ce qu’on mange, des médicaments&nbsp;»</em>… L’allergologue
    propose <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;l’hypothèse hygiéniste&nbsp;»</em> pour expliquer la forte croissance des allergies&nbsp;: dès la naissance, l’enfant est confronté à un
    monde <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;aseptisé, pasteurisé&nbsp;»</em>. Son <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;système immunitaire répond donc de plus en plus
    facilement aux allergies&nbsp;»</em>, il est plus sensible que celui qui vit <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;au contact du purin&nbsp;»</em>.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><font size="3"><font face="Times New Roman"><br>
    25 % de la population souffre aujourd’hui d’une allergie respiratoire et de nombreux facteurs aggravent cette pathologie dans la vie quotidienne, aussi bien en extérieur qu’en intérieur. Les
    particules diesel et les oxydes d’azote rejetés par les voitures en sont un exemple. Les longues heures passées chaque jour dans des lieux confinés et pollués en sont d’autres. Le changement
    climatique est aussi pointé du doigt. <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Les périodes de pollinisation commencent plus tôt, durent plus longtemps, et les grains de pollen sont plus
    allergisants.&nbsp;»</em></font></font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <font size="3">&nbsp;</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Outre la modification de phénomènes naturels, il faut surtout surveiller ce qui est créé de toutes pièces par l’homme, et
    l’incertitude qui l’accompagne. En effet, la plupart des innovations comportent une part de risque dont les conséquences, bien souvent néfastes, ne peuvent être observées qu’à long terme.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ne faudrait-il pas dans ces cas-là appliquer le principe de précaution&nbsp;? En pratique, ce n’est jamais le cas. Au nom des intérêts
    économiques et politiques, les gouvernements laissent faire.<br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><br>
    Dans le cas des téléphones portables par exemple, de nombreuses associations dénoncent le danger des champs électromagnétiques produits par les antennes relais et les téléphones eux-mêmes. Selon
    Marc Cendrier, chargé de l’information scientifique à l’association Robin des Toits, les scientifiques fixent à 0,6Volts/mètres le seuil d’exposition compatible avec le respect de la santé
    publique. <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Les opérateurs ont des comportements de grands féodaux, ils considèrent que la réglementation ne s’applique pas à eux.&nbsp;Le refus de
    baisser l’intensité des champs électromagnétiques, c’est une question d’argent. Maintenir le niveau en dessous de 0,6V/m, ça nécessite des appareils plus précis et du personnel plus qualifié.
    »</em> Marc Cendrier accuse aussi les entreprises de payer régulièrement des experts pour obtenir des études qui nient les dangers du portable au niveau sanitaire.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><br>
    Ce discours catastrophiste est néanmoins modéré par Olivier Merckel, chef de projet scientifique à l’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail). <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Aujourd’hui, nous n’avons aucune preuve de la nocivité du portable. Mais par précaution, nous recommandons à chacun de limiter son exposition.&nbsp;»</em> La
    difficulté est de prévoir les effets à très long terme du téléphone portable sur la santé. Pour le scientifique, le chiffre de 0,6V/m sort <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;de nulle
    part&nbsp;»</em>, et le champ électromagnétique maximum recommandé pour une antenne relais est de 41V/m, très nettement au-dessus.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><font face="Times New Roman" size="3"><br>
    Les associations ont quand même réussi à convaincre un élu en France. Informé des dangers des champs électromagnétiques, le maire de Pantin (Seine-Saint-Denis) a demandé aux trois opérateurs de
    s’engager à respecter un seuil maximal de 0,6V/m. Devant leur refus, il a tout simplement résilié les contrats d’installation des antennes relais dans la ville.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Mais si certains dangers ne sont encore qu’hypothétiques, d’autres sont déjà bien réels. Selon le professeur Belpomme, l’humanité
    pourrait bientôt se trouver dépassée par ces maladies nouvelles, et de plus en plus difficiles, voire impossibles à guérir. <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Ces pathologies ont des
    modèles excessivement durs. Le cancer, ce sont des centaines, voire des milliers de gènes qui sont atteints. Nous nous trouvons actuellement devant une impasse thérapeutique, car la médecine a
    ses limites.&nbsp;»</em> Si l’humanité ne réagit pas très rapidement, elle pourrait provoquer sa propre extinction dans les siècles à venir.<br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><br>
    Cette vision très pessimiste n’est pas partagée par tout le monde. L’académicien Michel Serres, professeur d’histoire des sciences à l’université de Stanford, soutient une autre théorie, celle de
    l’exo-darwinisme, qui voit le progrès sous un jour beaucoup plus positif. Celle-ci soutient que l’homme serait capable d’infléchir sa propre évolution grâce à des outils technologiques.
    L’environnement se dégrade jusqu’à n’être plus vivable ? Qu’à cela ne tienne, l’homme peut se recréer un environnement totalement artificiel, et n’est donc pas près de disparaître. Les hommes
    vivront-ils bien au chaud dans une bulle d’air pur en l’an 3000&nbsp;? Cela ressemble plus à un film de science-fiction, mais la science-fiction peut parfois devenir réalité…</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><br>
    Le professeur Belpomme, pour sa part, dénonce <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;une invention complète&nbsp;»</em>. <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Michel Serres remet
    en question les lois de la nature. En biologie, toute transgression des lois est un crime ou un suicide. Les activités technologiques de l’homme (…) ne pourront conduire qu’au résultat inverse,
    c’est-à-dire la disparition prématurée de l’espèce humaine, s’il n’y est mis une certaine limite ou si ces activités ne se font pas le plus possible en harmonie étroite avec la
    nature.&nbsp;»</em>*</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><font size="3"><font face="Times New Roman"><br>
    Pourrons-nous alors survivre à notre hybris démesuré&nbsp;? Oui, confirme Dominique Belpomme, <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;à condition que les phénomènes ne soient pas encore
    irréversibles&nbsp;».</em> L’homme pourrait y parvenir en devenant, comme les paléontologues le caractérisent de nos jours, <em style="mso-bidi-font-style: normal">« deux fois sapiens&nbsp;»</em>
    (deux fois plus sage). <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Mais je n’y crois pas&nbsp;»</em>, ajoute-t-il. <em style="mso-bidi-font-style: normal">«&nbsp;Il y a en l’homme une
    immanence d’autodestruction.&nbsp;»</em></font></font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <font size="3">&nbsp;</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">* tiré de <em style="mso-bidi-font-style: normal">Ces maladies créées par l’homme</em>, de Dominique Belpomme (Albin Michel)</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 07 Apr 2008 22:51:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1b10c6e84248e968ff7d53b3827ae3ee</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Opéra séduction à l'opéra !]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-5682426.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><font size="3"><font face="Times New Roman">La journ&eacute;e portes ouvertes &agrave; l&rsquo;op&eacute;ra se tient aujourd&rsquo;hui dans vingt-cinq villes de France. Au programme, diverses activit&eacute;s pour faire d&eacute;couvrir l&rsquo;op&eacute;ra et sa modernit&eacute; au public le plus large possible.
<p>&nbsp;</p>
</font></font></em></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>
</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">&laquo;&nbsp;Tous &agrave; l&rsquo;Op&eacute;ra&nbsp;!&nbsp;&raquo; C&rsquo;est le slogan de la premi&egrave;re op&eacute;ration portes ouvertes &agrave; l'Op&eacute;ra. Quatre si&egrave;cles d&rsquo;art lyrique, &ccedil;a se f&ecirc;te&nbsp;! Dans le cadre des Journ&eacute;es europ&eacute;ennes de l&rsquo;Op&eacute;ra, qui ont lieu du 16 au 18 f&eacute;vrier, les salles fran&ccedil;aises s&rsquo;ouvrent aujourd&rsquo;hui au public dans toutes les grandes villes du pays.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">&laquo;&nbsp;C&rsquo;est la premi&egrave;re fois que nous organisons une telle op&eacute;ration&nbsp;&raquo;, explique un responsable de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">&laquo;&nbsp;Mettre &agrave; mal les pr&eacute;jug&eacute;s sur l&rsquo;art lyrique&nbsp;&raquo;, consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;litiste et co&ucirc;teux, c&rsquo;est l&rsquo;un des objectifs de l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement. &laquo;&nbsp;L&rsquo;op&eacute;ra reste un monde un peu myst&eacute;rieux pour &eacute;norm&eacute;ment de gens,&nbsp;&raquo; confirme Pierre M&eacute;decin, pr&eacute;sident de la Chambre professionnelle des directeurs d&rsquo;op&eacute;ras. Ancien directeur de l&rsquo;Op&eacute;ra-Comique, il s&rsquo;est souvent vu pr&eacute;senter &agrave; des d&icirc;ners comme un &laquo;&nbsp;sp&eacute;cimen&nbsp;&raquo; rare du fait de son m&eacute;tier original.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Seul 3% de la population fran&ccedil;aise se sent concern&eacute; par les spectacles lyriques. La maison de disques EMI est satisfaite lorsqu&rsquo;un disque d&rsquo;op&eacute;ra se vend &agrave; 5000 exemplaires (contre un million pour un chanteur populaire comme Rapha&euml;l). Seuls quelques artistes d&eacute;passent ce chiffre. Le dernier r&eacute;cital de la diva fran&ccedil;aise Natalie Dessay, tr&egrave;s pr&eacute;sente dans les m&eacute;dias, s&rsquo;est vendu &agrave; 150 000 exemplaires. La tentative de certains chanteurs, qui essaient de mixer airs d&rsquo;op&eacute;ras et chansons populaires, comme Florent Pagny avec Caruso et Roberto Alagna avec Luis Mariano (plus de 400 000 exemplaires) rencontre un joli succ&egrave;s. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>Malgr&eacute; cela, l&rsquo;art lyrique garde une image &laquo;&nbsp;st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;e&nbsp;&raquo;. Car les clich&eacute;s ont la vie dure&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;La Castafiore de 120 kg qui d&eacute;clare son amour &agrave; un t&eacute;nor de 150 kg&nbsp;&raquo;, &ccedil;a n&rsquo;existe plus, constate Pierre M&eacute;decin. Aujourd&rsquo;hui, les chanteurs lyriques ont des allures de &laquo;&nbsp;jeunes premiers&nbsp;&raquo;, &agrave; l&rsquo;image de Natalie Dessay, marraine de l&rsquo;op&eacute;ration. </font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Malgr&eacute; ces accusations d&rsquo;&eacute;litisme, l&rsquo;op&eacute;ra ne se porte pas si mal. Pour la saison 2005-2006, l&rsquo;Op&eacute;ra national de Paris a accueilli plus de 750 000 spectateurs, et affiche un taux de remplissage de 95%. Les recettes li&eacute;es &agrave; la billetterie (43,5 millions &euro;) ont atteint un niveau record.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>
</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><font size="3"><font face="Times New Roman">&laquo;&nbsp;Un art &eacute;minemment populaire&nbsp;&raquo;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
<p><font face="Times New Roman" size="3">&nbsp;</font></p>
</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">La journ&eacute;e &laquo;&nbsp;tous &agrave; l&rsquo;Op&eacute;ra&nbsp;&raquo; se d&eacute;cline sous la forme de diff&eacute;rentes manifestations&nbsp;: visites guid&eacute;es des coulisses, ateliers de chant, de cr&eacute;ation de costumes ou de d&eacute;cors, projections de films ou encore r&eacute;p&eacute;titions publiques. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Les enfants n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; oubli&eacute;s&nbsp;: &agrave; Bastille, des repr&eacute;sentations sp&eacute;ciales &laquo;&nbsp;jeune public&nbsp;&raquo; seront donn&eacute;es, et certaines villes, comme Reims, Rennes ou Tours, organisent des jeux de piste dans les coulisses. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">&Agrave; Paris, on insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;parer le &laquo;&nbsp;public de demain&nbsp;&raquo;, car les jeunes qui ont vu des spectacles lyriques dans leur enfance ont plus de chances d&rsquo;y revenir plus tard que ceux qui n&rsquo;y sont jamais all&eacute;s.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Les efforts pour attirer les jeunes sont manifestes. Depuis quelques ann&eacute;es, les salles mettent en place des tarifs pr&eacute;f&eacute;rentiels pour les &eacute;tudiants. &Agrave; Strasbourg, la &laquo;&nbsp;carte culture&nbsp;&raquo; (6,5 &euro;) permet aux moins de 25 ans d&rsquo;aller voir des spectacles de qualit&eacute;, comme <em style="mso-bidi-font-style: normal">Das</em> <em style="mso-bidi-font-style: normal">Rheingold</em> de Wagner, pour 5,5 &euro;. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt; mso-layout-grid-align: none"><font size="3"><font face="Times New Roman">Comme le souligne Nicholas Payne, directeur d&rsquo;Opera Europa, organisation qui regroupe des compagnies professionnelles en Europe, &laquo;&nbsp;au 21<sup>e</sup> si&egrave;cle, l&rsquo;op&eacute;ra doit entrer en concurrence avec des loisirs de plus en plus vari&eacute;s&nbsp;&raquo;. <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana">
<p>&nbsp;</p>
</span></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Rajeunir l&rsquo;image de l&rsquo;op&eacute;ra passe par l&rsquo;utilisation de nouveaux supports comme la t&eacute;l&eacute;vision, jusqu&rsquo;alors tr&egrave;s imperm&eacute;able &agrave; cet art, et de nouvelles technologies. Les mises en sc&egrave;ne contemporaines et la pr&eacute;sence de jeunes artistes sur sc&egrave;ne sont essentielles pour d&eacute;poussi&eacute;rer un genre parfois consid&eacute;r&eacute; comme archa&iuml;que. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Les Parisiens pourront malgr&eacute; tout regretter que le Palais Garnier ne participe pas &agrave; l&rsquo;op&eacute;ration. Ses portes resteront closes car Charles Aznavour occupera inopin&eacute;ment la sc&egrave;ne ce soir lors d&rsquo;un concert au profit de l&rsquo;Arm&eacute;nie.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Feb 2007 13:41:08 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">419cf20c06cddd7f0950d2eb33c676df</guid>
                <category>mon actu</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-5682426-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'art d'être inconstant...]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-5563673.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span><em>Suite &agrave; la question de Greg, il m'a sembl&eacute; opportun de r&eacute;diger un petit billet pour expliquer &agrave; tout ceux qui souhaiteront y jeter un oeil qui est Benjamin Constant, un &eacute;crivain de grand talent malheureusement m&eacute;connu en France. Et peut-&ecirc;tre que cela vous poussera &agrave; feuilleter un de ses livres. Je l'ai d&eacute;couvert en classe de premi&egrave;re, et j'ai trouv&eacute; &ccedil;a horrible ! J'ai recommenc&eacute; &agrave; la fac, et j'ai ador&eacute;... alors ne d&eacute;sesp&eacute;rez pas. </em>
<p><em>&nbsp;</em><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA">Contrairement &agrave; ce que son nom indique, Benjamin Constant&nbsp; a &eacute;t&eacute; un des homme les plus inconstants de sa g&eacute;n&eacute;ration. N&eacute; en 1770 &agrave; Lausanne, Constant n'est donc pas fran&ccedil;ais, comme on pouvait &ecirc;tre tent&eacute; de le croire, mais bien suisse. Il fait partie de ces quelques auteurs de talent, avec Jean-Jacques Rousseau et Madame de Sta&euml;l par exemple, que la France a discr&egrave;tement essay&eacute; de voler &agrave;
<personname w:st="on" productid="la Suisse. Malgré">la Suisse. Malgr&eacute;</personname>
tout, il faut admettre&nbsp;que Constant a particip&eacute; activement &agrave; la politique fran&ccedil;aise, puisqu&rsquo;il fut d&eacute;put&eacute; de la Sarthe en 1819, puis de Paris en 1824 (il y est d&rsquo;ailleurs mort en 1830). Ce qui peut expliquer la confusion.</span></p>
<p><em>&nbsp;</em>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">Mais s&rsquo;il est connu (des initi&eacute;s), c&rsquo;est pour son roman <em><span style="FONT-FAMILY: Arial">Adolphe</span></em>, qui s&rsquo;inscrit, avec <em><span style="FONT-FAMILY: Arial">Les souffrances du jeune Werther de Goethe</span></em>, et <em><span style="FONT-FAMILY: Arial">Ren&eacute;</span></em> de Chateaubriand, dans la lign&eacute;e des grands romans d&rsquo;analyse qui ont annonc&eacute; le romantisme au d&eacute;but du XIXe si&egrave;cle. Le h&eacute;ros, jeune et sensible, que certains esprits (frustres&nbsp;;-) qualifieraient de &laquo;&nbsp;pleurnichard&nbsp;&raquo;, est diss&eacute;qu&eacute; en profondeur sous la plume cruelle de son auteur. A peine sorti de l&rsquo;adolescence, encore plein de r&ecirc;ves et d&rsquo;id&eacute;aux, il va d&eacute;couvrir l&rsquo;amour passionn&eacute; et s&rsquo;y jeter &agrave; corps perdu avant de le perdre, et de finir d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;. Dit comme &ccedil;a, c&rsquo;est sch&eacute;matique et caricatural, mais c&rsquo;est magnifiquement bien &eacute;crit, et parfois on s&rsquo;y reconna&icirc;t un peu&hellip;
<p>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">Constant a quelque chose de son h&eacute;ros Adolphe, m&ecirc;me s&rsquo;il poss&egrave;de d&rsquo;autres facettes. C&rsquo;est un passionn&eacute;, aussi bien dans ses liaisons amoureuses (avec Germaine de Sta&euml;l, la fille du ministre de Louis XVI Necker, entre autres) qui d&eacute;fraient la chronique, que dans ses id&eacute;es, qu&rsquo;il d&eacute;veloppe dans des ouvrages comme ses <em><span style="FONT-FAMILY: Arial">Principes de politique </span></em>ou <em><span style="FONT-FAMILY: Arial">De la religion</span></em>.
<p>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">Volage en amour, Constant l&rsquo;est aussi lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit des opinions politiques. Proche de Bonaparte &agrave; ses d&eacute;buts, il se fera ensuite tr&egrave;s virulent contre son autoritarisme apr&egrave;s le coup d&rsquo;Etat du 18 brumaire, et se verra contraint &agrave; l&rsquo;exil. Lors de la Restauration, il soutient les Bourbons, mais Napol&eacute;on le nommera malgr&eacute; tout conseiller d&rsquo;Etat &agrave; son retour. En 1830, il changera une derni&egrave;re fois de cap en se montrant favorable &agrave; Louis-Philippe.
<p><span style="FONT-SIZE: 9pt; FONT-FAMILY: Arial">&nbsp;En fin de compte, Benjamin Constant a &eacute;t&eacute; un &eacute;ternel insatisfait, incapable de savoir ce qu&rsquo;il voulait. Un homme aux grandes id&eacute;es, &agrave; l&rsquo;intelligence profonde, handicap&eacute; par des p&eacute;riodes de d&eacute;pression suivies d&rsquo;agitation extr&ecirc;me par lesquelles il rejoint Adolphe, tant son attitude &agrave; lui-m&ecirc;me est parfois caricaturale. Un homme dans toute son imperfection, dont la devise &eacute;tait &laquo;&nbsp;sola inconstantia constans&nbsp;&raquo;&hellip;</span></p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 07 Feb 2007 21:24:06 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e6f780e79a7020da082269d103382a91</guid>
                <category>littérature</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-5563673-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une rose pour Emily]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-5475166.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><strong><u><span style="FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font face="Times New Roman">
<p>&nbsp;</p>
</font></span></u></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman"><span style="FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><span style="mso-tab-count: 1">Cet article est aussi l'un de mes travaux d'atelier d'&eacute;criture. Il fallait inventer la fin de cette nouvelle de William Faulkner, <em>Une rose pour Emily</em>. J'esp&egrave;re que cela vous donnera l'envie de la lire en entier, il aurait &eacute;t&eacute; un peu long de la retranscrire ici...</span></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman"><span style="FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><span style="mso-tab-count: 1"></span></span></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman"><span style="FONT-SIZE: 14pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span><font size="3">La mort de Miss Emily provoqua un regain d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour sa personne, et les conversations de toute notre ville se remirent &agrave; tourner autour d&rsquo;elle. C&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;abord de l&rsquo;&eacute;tonnement, parce qu&rsquo;elle nous avait toujours paru hors du temps, comme un monument que la mort ne pourrait vaincre, une sorte d&rsquo;idole inaccessible et &eacute;ternelle. Venait ensuite la curiosit&eacute; &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de percer enfin une part du myst&egrave;re qui l&rsquo;avait entour&eacute;e toute sa vie.</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span>Le jour de l&rsquo;enterrement, la foule se pressait devant la porte encore close de la maison des Grierson. Tout en attendant au pied du perron, sous la fa&ccedil;ade grise au bois rong&eacute; par le temps, chacun s&rsquo;interrogeait sur ce que nous allions trouver &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. Apr&egrave;s plusieurs longues minutes d&rsquo;attente, la porte s&rsquo;ouvrit sous la main tremblante du vieux n&egrave;gre qui s&rsquo;effa&ccedil;a pour nous laisser entrer. Aussit&ocirc;t, le bruit des conversations s&rsquo;&eacute;teignit, et fit place &agrave; un silence pesant. Nous nous regard&acirc;mes avec une pointe d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute;, soudain l&eacute;g&egrave;rement r&eacute;ticents &agrave; franchir ce seuil que nous avions jusque-l&agrave; tant esp&eacute;r&eacute; d&eacute;passer. Finalement quelques-uns s&rsquo;avanc&egrave;rent, et toute la petite communaut&eacute; les suivit &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. </font></font></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">A peine la porte franchie, nous nous trouv&acirc;mes plong&eacute;s dans une obscurit&eacute; si &eacute;paisse qu&rsquo;il nous fallut plusieurs dizaines de secondes pour habituer nos yeux &agrave; la p&eacute;nombre, et pour r&eacute;ussir &agrave; distinguer quelque chose. Le hall dans lequel nous avions p&eacute;n&eacute;tr&eacute; nous sembla immense et imposant, bien qu&rsquo;il f&ucirc;t totalement vide. Une odeur de renferm&eacute; nous enveloppa, m&ecirc;l&eacute;e &agrave; une autre, plus &acirc;cre et ind&eacute;finissable, la m&ecirc;me que celle qui avait perturb&eacute; tout le village deux ans apr&egrave;s la mort du p&egrave;re de Miss Emily. Mais beaucoup plus l&eacute;g&egrave;re, comme une effluve d&eacute;sagr&eacute;able qui allait et venait dans la pi&egrave;ce. Le n&egrave;gre alluma une chandelle, et sa flamme tremblante dessina sur les murs nus des ombres mouvantes, presque mena&ccedil;antes. Mais les profondeurs du hall restaient plong&eacute;es dans le noir. Nous nous tenions pr&egrave;s de la porte, serr&eacute;s les uns contre les autres, tandis que ceux qui &eacute;taient encore dehors poussaient le petit groupe de t&ecirc;te pour essayer d&rsquo;entrer &agrave; leur tour. Une sensation de malaise inexplicable nous avait saisis, mais le n&egrave;gre, indiff&eacute;rent, nous fit signe de le suivre dans la pi&egrave;ce voisine&nbsp;; c&rsquo;&eacute;tait le salon dans lequel la d&eacute;putation avait autrefois &eacute;t&eacute; introduite. Celui-ci formait un &eacute;trange contraste avec le hall. C&rsquo;&eacute;tait en effet un v&eacute;ritable capharna&uuml;m, et dans tous les coins s&rsquo;entassaient p&ecirc;le-m&ecirc;le divers objets recouverts d&rsquo;une &eacute;paisse couche de poussi&egrave;re et de toiles d&rsquo;araign&eacute;e. En plus du mobilier lourd s&rsquo;amoncelaient sur le sol quelques vieux v&ecirc;tements aux couleurs fan&eacute;es, une &eacute;p&eacute;e qui avait d&ucirc; servir pendant la guerre d&rsquo;Ind&eacute;pendance, un coffret &agrave; bijoux en bois us&eacute;, une s&eacute;rie de lithographies repr&eacute;sentant diff&eacute;rentes vues de la ville, et d&rsquo;autres objets inutiles. Ils semblaient avoir &eacute;t&eacute; pouss&eacute;s h&acirc;tivement pour d&eacute;gager un peu le centre de la pi&egrave;ce. Les murs &eacute;taient presque compl&egrave;tement couverts par des tableaux, sans doute des portraits des anc&ecirc;tres de Miss Emily, car les personnages avaient tous un air de famille, le m&ecirc;me regard hautain et le pli d&eacute;daigneux de la bouche. Au fond de la pi&egrave;ce se dressait, massif, le lit o&ugrave; reposait la derni&egrave;re des Grierson. Le chevalet sur lequel se trouvait le portrait du p&egrave;re de Miss Emily &eacute;tait plac&eacute; &agrave; la droite du lit. Les rideaux de celui-ci &eacute;taient ferm&eacute;s et, &agrave; travers le l&eacute;ger voile de gaze, nous ne distinguions vaguement qu&rsquo;une grosse forme allong&eacute;e. La poussi&egrave;re accumul&eacute;e dans la salle au long des ann&eacute;es s&rsquo;insinuait dans notre gorge et nous donnait l&rsquo;impression d&rsquo;&eacute;touffer. Nous nous pla&ccedil;&acirc;mes en cercle autour du lit puis, lorsque le n&egrave;gre, d&rsquo;un geste empli de d&eacute;votion, ouvrit les rideaux du baldaquin, nous baiss&acirc;mes la t&ecirc;te avec respect devant le corps de la d&eacute;funte. Son visage rid&eacute; gardait dans la mort la m&ecirc;me expression aust&egrave;re et orgueilleuse que nous lui avions toujours connu.</font></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">La plupart de ceux qui &eacute;taient l&agrave;, sous leur air de circonstance, lan&ccedil;aient des coups d&rsquo;&oelig;il furtifs, mi-curieux mi-inquiets, autour d&rsquo;eux. Apr&egrave;s un moment de recueillement, les premiers commenc&egrave;rent &agrave; se retirer, cherchant &agrave; &eacute;chapper &agrave; l&rsquo;atmosph&egrave;re lourde et oppressante qui r&eacute;gnait dans la maison. Je me pr&eacute;parais &agrave; en faire autant, lorsque mon regard tomba sur quelque chose qui d&eacute;passait l&eacute;g&egrave;rement de sous un fauteuil en cuir, situ&eacute; dans le coin le plus recul&eacute; de la pi&egrave;ce. Je m&rsquo;approchai discr&egrave;tement et tendis la main pour l&rsquo;attraper. En me penchant, j&rsquo;aper&ccedil;us sous le fauteuil un animal mort, qui me sembla &ecirc;tre un rat ou une souris. Avec une grimace, je ramassais l&rsquo;objet&nbsp;: c&rsquo;&eacute;tait un vieux gant qui avait d&ucirc; &ecirc;tre jaune, un gant d&rsquo;homme en daim comme celui que portait Homer Baron pour conduire le cabriolet, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; il se promenait avec Miss Emily. Dessus, je crus distinguer de l&eacute;g&egrave;res tra&icirc;n&eacute;es de poudre blanche. Je le rapprochai de mon visage pour mieux l&rsquo;observer, et soudain l&rsquo;odeur tant redout&eacute;e m&rsquo;entoura. Un filet glac&eacute; courut le long de mon dos et je levai les yeux sur la morte. Je crus voir sur son visage une ombre de sourire, narquois et mena&ccedil;ant. Je r&eacute;alisai alors que j&rsquo;&eacute;tais d&eacute;sormais seul dans le salon et la panique m&rsquo;envahit. Apr&egrave;s avoir rapidement repos&eacute; le gant sous le fauteuil, je sortis en tremblant, sans un regard en arri&egrave;re.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Quelques heures plus tard, nous &eacute;tions tous regroup&eacute;s au cimeti&egrave;re pour l&rsquo;inhumation. Alors que les fossoyeurs s&rsquo;appr&ecirc;taient &agrave; jeter la premi&egrave;re pellet&eacute;e de terre sur le cercueil, le vieux Tobe fendit la foule, s&rsquo;approcha de la tombe et jeta dans le caveau un bouquet de roses s&eacute;ch&eacute;es et poussi&eacute;reuses. Puis il disparut et personne ne le revit&nbsp;; mais chaque ann&eacute;e, le jour anniversaire de la mort de Miss Emily, on trouvait sur sa tombe une rose rouge.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 31 Jan 2007 20:44:24 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6f560b9561b58b7e90ccc6886ca0b7a4</guid>
                <category>délires de plume</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-5475166-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les compagnons dEmmaüs gardent le cap]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-5407608.html</link>        <description><![CDATA[<div align="left">
<div>&laquo;&nbsp;On continue&nbsp;&raquo;. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de ces mots, sur la banderole accroch&eacute;e au balcon de la maison qui fut jadis la sienne, la silhouette noire de l&rsquo;abb&eacute; Pierre, par&eacute;e de sa canne et de son incontournable b&eacute;ret, se d&eacute;tache sur fond blanc. La communaut&eacute; Emma&uuml;s de Neuilly-Plaisance pleure son fondateur, d&eacute;c&eacute;d&eacute; lundi dernier &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 94 ans, mais n&rsquo;oublie pas sa vocation &agrave; secourir les plus d&eacute;munis. </div>
<div>&nbsp;</div>
Ici, la tristesse est pudique, cach&eacute;e derri&egrave;re une activit&eacute; incessante. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est pas une colonie de vacances&nbsp;&raquo;, souligne Eric, un grand costaud avec bouc et catogan. L&rsquo;ambiance reste malgr&eacute; tout conviviale. Lors de la pause casse-cro&ucirc;te de 9h30, entre un caf&eacute; et une cigarette, les compagnons pr&eacute;f&egrave;rent se souvenir des bons moments avec &laquo;&nbsp;le p&egrave;re&nbsp;&raquo;, comme ils l&rsquo;appellent avec un respect affectueux. Tarik, un maghr&eacute;bin volubile d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es, montre fi&egrave;rement la photo, fix&eacute;e sur le mur, d&rsquo;une partie de la communaut&eacute; avec l&rsquo;abb&eacute;, prise lors d&rsquo;une visite chez lui &agrave; Alfortville, en ao&ucirc;t 2006. Dans la salle enfum&eacute;e, les hommes se saluent et s&rsquo;interpellent, mais n&rsquo;oublient pas le travail. &laquo;&nbsp;Je t&rsquo;ai rapport&eacute; deux beaux canap&eacute;s&nbsp;&raquo;, lance Cyril &agrave; Tarik. </div>
<div align="left">&nbsp;</div>
<div>Depuis 7 heures du matin, les quatre camions de la communaut&eacute; se rendent chez les particuliers qui l&rsquo;ont demand&eacute; pour r&eacute;cup&eacute;rer les objets encombrants. &laquo;&nbsp;On traite deux millions de personnes, dans Paris intra et extra muros&nbsp;&raquo;, explique Eric.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>La maison-m&egrave;re de l&rsquo;association Emma&uuml;s, fond&eacute;e en 1949 par l&rsquo;abb&eacute; Pierre lui-m&ecirc;me, est bien organis&eacute;e. Et ceci gr&acirc;ce aux 35 compagnons qui la font vivre dans &laquo;&nbsp;l&rsquo;esprit de l&rsquo;abb&eacute;&nbsp;&raquo;, selon Tarik. </div>
<div>Le ballet des camions rythme la journ&eacute;e. &Agrave; leur retour, ils sont d&eacute;charg&eacute;s sur le &laquo;&nbsp;quai&nbsp;&raquo;, une sorte d&rsquo;entrep&ocirc;t o&ugrave; s&rsquo;entassent p&ecirc;le-m&ecirc;le des ordinateurs, des jouets pour enfants, des chaises et tout un bric-&agrave;-brac d&rsquo;objets plus ou moins co&ucirc;teux. </div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Apr&egrave;s un tri rigoureux, ceux-ci sont transport&eacute;s vers les diff&eacute;rents magasins, dont le plus prestigieux est le magasin 1, le &laquo;&nbsp;haut de gamme&nbsp;&raquo;. &Agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, une vraie caverne d&rsquo;Ali Baba&nbsp;: vaisselle en porcelaine peinte, verres en cristal, commodes anciennes avec plateaux en marbre, et m&ecirc;me un coin pianos, dont le clou est un Pleyel en bois &acirc;g&eacute; de plus de 100 ans, &agrave; acqu&eacute;rir&nbsp;pour la bagatelle de 7&nbsp;800 &euro;. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est un musicien qui nous l&rsquo;a donn&eacute;,&nbsp;&raquo; d&eacute;clare Dominique, le &laquo;&nbsp;patron&nbsp;&raquo; du magasin 1, un cigare &agrave; la bouche. Perch&eacute; sur ses b&eacute;quilles, il sautille d&rsquo;un bout &agrave; l&rsquo;autre de la salle, surveillant les all&eacute;es et venues de Yassine et Cyril, qui transportent une armoire en provenance directe du &laquo;&nbsp;quai&nbsp;&raquo;.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div><strong>&laquo;&nbsp;&Ccedil;a continuera, j&rsquo;en suis s&ucirc;r&nbsp;&raquo;</strong></div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Tout doit &ecirc;tre pr&egrave;s pour la vente, qui a lieu tous les apr&egrave;s-midi. Et celle-ci est un succ&egrave;s. &Agrave; 14 heures, malgr&eacute; la temp&eacute;rature polaire, une cinquantaine de personnes attendent tranquillement devant les barri&egrave;res de fortune qui prot&egrave;gent l&rsquo;acc&egrave;s aux salles de vente. D&egrave;s l&rsquo;ouverture, les premiers se ruent vers les entrep&ocirc;ts pour d&eacute;nicher les bonnes affaires, comme lors du premier jour des soldes. A peine arriv&eacute;s, certains repartent d&eacute;j&agrave;. &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai rien achet&eacute;, je vais faire l&rsquo;ouverture du magasin Emma&uuml;s de Neuilly-sur-Marne, qui est juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;,&nbsp;&raquo; d&eacute;clare un brocanteur. </div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Pour beaucoup, la vente &agrave; Emma&uuml;s est devenue une occasion de promenade, ce qui ne les emp&ecirc;che pas de repartir avec des sacs bien remplis. &laquo;&nbsp;En 1954, on venait d&eacute;j&agrave; quand l&rsquo;abb&eacute; disait la messe ici,&nbsp;&raquo; souligne un couple de retrait&eacute;s avec nostalgie.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Le c&ocirc;t&eacute; sympathique et proche des gens, c&rsquo;est aussi l&rsquo;une des raisons du succ&egrave;s. Dans la salle des livres et disques, Jean-Pierre, l&rsquo;un des plus anciens compagnons, accueille la plupart des clients avec une poign&eacute;e de main et quelques paroles amicales, mais l&rsquo;ambiance est feutr&eacute;e. Les clients d&eacute;ambulent entre les rayons et discutent &agrave; voix basse. </div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Michel Tessier, un sexag&eacute;naire qui conna&icirc;t Emma&uuml;s depuis ses 14 ans, vient &agrave; la communaut&eacute; &agrave; chaque fois qu&rsquo;il passe chez son fils, habitant de Neuilly-Plaisance. &laquo; J&rsquo;aime feuilleter les vieux livres. J&rsquo;ai trouv&eacute; quelque chose de tr&egrave;s int&eacute;ressant sur la jeunesse de Michelet, mais je n&rsquo;ach&egrave;te pas beaucoup.&nbsp;&raquo;&nbsp;Il repartira finalement avec trois livres. </div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Pour Jean-Pierre, il est impossible de quitter Emma&uuml;s, sans doute &agrave; cause de cette atmosph&egrave;re familiale. &laquo;&nbsp;Je suis arriv&eacute; &agrave; Neuilly-Plaisance le 11 septembre 1986. On se dit qu&rsquo;on va rester ici, le temps de voir venir, et puis aujourd&rsquo;hui on regarde toujours le temps passer&nbsp;&raquo;. Discret sur sa vie priv&eacute;e, l&rsquo;homme &agrave; la longue barbe poivre et sel refuse d&rsquo;&eacute;voquer son pass&eacute;. </div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Aucun des compagnons n&rsquo;a &eacute;t&eacute; &eacute;pargn&eacute; par la vie, &agrave; l&rsquo;image d&rsquo;Eric, qui a d&ucirc; se r&eacute;signer &agrave; venir &agrave; Emma&uuml;s pour &eacute;viter la rue. D&rsquo;abord accueilli dans un centre de Valence, il a souhait&eacute; ensuite se rapprocher de la premi&egrave;re communaut&eacute;. &laquo;&nbsp;On ne fait pas le choix d&rsquo;arriver &agrave; Emma&uuml;s, mais on fait le choix d&rsquo;y rester,&nbsp;&raquo; affirme-t-il. Ce choix, beaucoup l&rsquo;ont fait, car la communaut&eacute; est une petite famille qui offre &agrave; ces hommes meurtris plus qu&rsquo;ils ne peuvent l&rsquo;exprimer. &laquo;&nbsp;Ici, il y a une vraie solidarit&eacute;. &Ccedil;a nous apporte une vision de la vie diff&eacute;rente, on est redevenu humain,&nbsp;&raquo; confirme Tarik.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Les compagnons sont soutenus au quotidien par une vingtaine de b&eacute;n&eacute;voles. Dans la salle &laquo;&nbsp;vaissellerie&nbsp;&raquo;, Denise et Lulu, deux &laquo;&nbsp;anciennes&nbsp;&raquo;, surveillent la marchandise, assises sur un petit radiateur qui peine &agrave; r&eacute;chauffer la pi&egrave;ce glaciale. Devant elles s&rsquo;entassent des piles de pots, tasses et plats de toutes formes. De grands &eacute;viers d&eacute;bordent d&rsquo;un fouillis de casseroles et de po&ecirc;les. Un peu partout, des passoires accroch&eacute;es aux poutres surplombent les fl&acirc;neurs. Chaque objet au prix d&eacute;risoire de 1 &euro;.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>&laquo;&nbsp;L&rsquo;abb&eacute; est l&rsquo;un des rares religieux &agrave; avoir fond&eacute; une association la&iuml;que, c&rsquo;est ce qui m&rsquo;a plu,&nbsp;&raquo; lance Denise. Pr&eacute;sente depuis 1986, elle a peu &agrave; peu recrut&eacute; ses amies retrait&eacute;es comme b&eacute;n&eacute;voles. &laquo;&nbsp;Au d&eacute;but, &ccedil;a nous faisait sortir, on avait un but&nbsp;&raquo;, raconte Lulu. Puis des liens se sont vite nou&eacute;s avec les compagnons. &laquo;&nbsp;Le jour o&ugrave; vous vous faites engueuler, c&rsquo;est que vous &ecirc;tes accept&eacute;,&nbsp;&raquo; conclue-t-elle avec humour. D&eacute;sormais on ne peut plus les faire partir de la communaut&eacute;, au grand d&eacute;sespoir de leur famille.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Pas d&rsquo;inqui&eacute;tudes donc, pour l&rsquo;avenir de l&rsquo;association. &laquo;&nbsp;Nul n&rsquo;est immortel. Il y a longtemps que l&rsquo;abb&eacute; n&rsquo;&eacute;tait plus pr&eacute;sent dans les instances dirigeantes,&nbsp;&raquo; affirme Jean-Pierre. Les compagnons continueront le travail malgr&eacute; son absence.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Sur le portail de la communaut&eacute;, un panneau r&eacute;dig&eacute; &agrave; la main annonce&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Vendredi, communaut&eacute; ferm&eacute;e pour cause de d&eacute;part en vacances prolong&eacute;es de l&rsquo;abb&eacute; Pierre&nbsp;&raquo;. Aujourd&rsquo;hui, &agrave; la messe d&rsquo;enterrement du religieux pr&eacute;f&eacute;r&eacute; des Fran&ccedil;ais, les premiers rangs de la cath&eacute;drale Notre-Dame de Paris &eacute;taient r&eacute;serv&eacute;s aux compagnons d&rsquo;Emma&uuml;s. Un hommage auquel peu de membres de la communaut&eacute; de Neuilly-Plaisance devaient participer, pour maintenir un minimum d&rsquo;activit&eacute; dans le centre. </div>
<div align="right">&nbsp;</div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 26 Jan 2007 19:31:16 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fa6818494b5dada874611e06c0ac8597</guid>
                <category>mon actu</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-5407608-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Relooking en demi-teinte pour la Défense]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-5407337.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">
<p><em>&nbsp;</em><span><em>Les tours reviennent en force &agrave; la D&eacute;fense. Apr&egrave;s l&rsquo;annonce d&rsquo;un plan destin&eacute; &agrave; faire du quartier un &laquo;&nbsp;p&ocirc;le d&rsquo;excellence&nbsp;&raquo; &eacute;conomique, selon les termes de Nicolas Sarkozy, les projets de travaux se multiplient. Plus audacieux, plus environnementaux. Les entreprises rivalisent d&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute;, mais derri&egrave;re ces apparences clinquantes, le d&eacute;bat sur les tours reste d&rsquo;actualit&eacute;. </em>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Aussi haute que la Tour Eiffel, elle sera le symbole du renouveau de la D&eacute;fense (Hauts-de-Seine). La tour Phare, c&rsquo;est le projet des plus ambitieux qu&rsquo;Unibail a confi&eacute; &agrave; l&rsquo;agence am&eacute;ricaine Morphosis fin novembre 2006. Livr&eacute; en 2012, le b&acirc;timent, dont la construction devrait commencer l&rsquo;ann&eacute;e prochaine, est le point central du plan de relance du quartier d&rsquo;affaires de l&rsquo;ouest parisien.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Pr&eacute;sent&eacute; le 25 juillet 2006 par Nicolas Sarkozy, alors pr&eacute;sident de l&rsquo;Etablissement public pour l&rsquo;am&eacute;nagement de la D&eacute;fense (EPAD), ce plan pr&eacute;voit la r&eacute;novation de certaines tours devenues obsol&egrave;tes. Les salari&eacute;s d&rsquo;Axa ont d&eacute;j&agrave; quitt&eacute; la tour CB 31, qui doit &ecirc;tre r&eacute;habilit&eacute;e. Autre volet, la d&eacute;molition-reconstruction d&rsquo;immeubles anciens. Enfin, la construction de tours neuves, &agrave; hauteur de 300&nbsp;000 m&sup2;, est pr&eacute;vue d&rsquo;ici &agrave; 2013.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Ce projet s&rsquo;inscrit dans un contexte de pol&eacute;mique sur les tours, peu apr&egrave;s la crise travers&eacute;e par la mairie de Paris &agrave; propos du nouveau plan local d&rsquo;urbanisme de la capitale. Bertrand Delano&euml; souhaitait la reprise de la construction d&rsquo;immeubles de grandes hauteurs &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la ville, mais une partie de son &eacute;quipe municipale s&rsquo;y &eacute;tait violemment oppos&eacute;e. Le d&eacute;bat est d&eacute;sormais rouvert.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Pourtant, le plan de relance semble plut&ocirc;t consensuel. Dans son discours, Nicolas Sarkozy avait justifi&eacute; cette d&eacute;cision par la n&eacute;cessit&eacute; de &laquo;&nbsp;continuer la course en t&ecirc;te, face &agrave; des projets comme ceux de City Life &agrave; Milan ou Moscou City&nbsp;&raquo;. La concurrence internationale fait rage lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;attirer les grandes entreprises. &Agrave; la D&eacute;fense, le constat est sans appel. &laquo;&nbsp;En 1995, dix groupes mondiaux &eacute;taient implant&eacute;s sur le site. Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;en reste que trois. Londres attire le quart des implantations d&rsquo;entreprises en Europe, contre 5% pour l&rsquo;Ile-de-France&nbsp;&raquo;, confirme Pauline Starck, charg&eacute;e des relations presse &agrave; l&rsquo;EPAD.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Jacques Kossowski, maire de Courbevoie, va plus loin. &laquo;&nbsp;Sans le plan de relance, c&rsquo;est la mort de la D&eacute;fense.&nbsp;&raquo; Le quartier d&rsquo;affaires est en retard sur ses voisins europ&eacute;ens, et a perdu beaucoup de son attractivit&eacute; &eacute;conomique. &laquo;&nbsp;Les si&egrave;ges sociaux s&rsquo;en vont. Quand une tour se vide, ce sont 3&nbsp;000 personnes qui partent&nbsp;&raquo;.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">L&rsquo;EPAD tente de lutter contre ce ph&eacute;nom&egrave;ne par de nombreux moyens. Pour faire venir les entreprises, il participe &agrave; des salons de l&rsquo;immobilier et se rend dans les grandes villes europ&eacute;ennes pour d&eacute;marcher les soci&eacute;t&eacute;s, explique Pauline Starck. Des avantages financiers sont offerts aux propri&eacute;taires et aux ma&icirc;tres d&rsquo;ouvrages.<strong><em> </em></strong>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><em><strong>&laquo;&nbsp;Des gestes architecturaux remarquables&nbsp;&raquo; </strong></em>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Plusieurs grands chantiers sont d&eacute;j&agrave; en route, comme celui de la tour Granite sur le secteur de Nanterre, pour la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale, et la T1, sur Courbevoie, pour le groupe Colony Capital. Mais ces tours derni&egrave;re g&eacute;n&eacute;ration n&rsquo;ont rien en commun avec leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs. La recherche du design est d&eacute;sormais un imp&eacute;ratif pour les entreprises, qui font souvent appel &agrave; des architectes reconnus. &laquo;&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, les entreprises sont moins frileuses sur les formes,&nbsp;&raquo; constate un architecte de chez Valode et Pistre, l&rsquo;agence fran&ccedil;aise &agrave; la mode, qui travaille sur le chantier de la T1.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Anne Nguyen, de l&rsquo;agence de communication d&rsquo;Unibail, d&eacute;finit la future tour Phare comme &laquo;&nbsp;un embl&egrave;me sur le plan architectural&nbsp;&raquo;. Ses formes courbes devraient trancher avec tous les b&acirc;timents d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sents. Dans un autre style, la tour G&eacute;n&eacute;rali, avec ses cinq pics dress&eacute;s vers le ciel, mettra une touche gothique dans le paysage urbain. &Agrave; la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale, Catherine Berthier explique que le choix de Christian de Portzamparc, titulaire de la chaire &laquo;&nbsp;cr&eacute;ation artistique&nbsp;&raquo; au Coll&egrave;ge de France, pour construire la tour Granite, &laquo;&nbsp;n&rsquo;est pas un hasard&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Une grande signature architecturale est toujours plus int&eacute;ressante commercialement&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est pourquoi l&rsquo;entreprise en a fait une ligne de conduite pour chacun de ses immeubles.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">&Agrave; cette volont&eacute; d&rsquo;esth&eacute;tique s&rsquo;ajoute un d&eacute;sir de protection de l&rsquo;environnement. Anne Nguyen affirme que la tour d&rsquo;Unibail respectera &laquo;&nbsp;les imp&eacute;ratifs du d&eacute;veloppement durable&nbsp;&raquo;. Les architectes r&eacute;alisent d&eacute;sormais des tours &eacute;conomes en &eacute;nergie gr&acirc;ce aux nouvelles technologies. Les entreprises mettent en avant le label HQE (haute qualit&eacute; environnementale) qui r&eacute;glemente la construction dans une optique plus &eacute;cologique. Catherine Berthier le d&eacute;finit comme &laquo;&nbsp;une d&eacute;marche citoyenne&nbsp;&raquo; pour la Soci&eacute;t&eacute; G&eacute;n&eacute;rale.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">&Agrave; un niveau plus large, Bernard Bled, directeur g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;EPAD, voudrait organiser &agrave; la D&eacute;fense un rendez-vous mondial des quartiers d&rsquo;affaires, &agrave; l&rsquo;automne 2007, pour mettre en place une charte commune de protection de l&rsquo;environnement.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Pourtant, certains ne sont pas dupes de cet engouement pour l&rsquo;environnement. Plusieurs agences d&rsquo;architectes pr&eacute;voient des turbines &eacute;oliennes pour couronner leurs tours. C&rsquo;est le cas entre autres de Valode et Pistre, mais l&rsquo;un de leurs architectes qualifie ce projet d&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;utopique&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Une tour &eacute;cologique, c&rsquo;est un non-sens&nbsp;&raquo;, ass&egrave;ne-t-il. Pr&eacute;tendre cela, &laquo;&nbsp;c&rsquo;est une image, c&rsquo;est de la pure communication&nbsp;&raquo;.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Et cette communication a un prix non n&eacute;gligeable, puisqu&rsquo;elle majore les co&ucirc;ts de construction de 10 &agrave; 20%. Pour la tour Phare, Unibail devra donc d&eacute;bourser plus de 800 000 &euro;.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><em><strong>Vivre en harmonie avec son environnement</strong></em></span></p>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Ces nouvelles pr&eacute;occupations mettent en lumi&egrave;re un point essentiel, l&rsquo;int&eacute;gration de la tour dans le paysage urbain. Si les Parisiens y sont aussi r&eacute;ticents, c&rsquo;est en grande partie d&ucirc; &agrave; l&rsquo;&eacute;chec de la tour Montparnasse. &laquo;&nbsp;La tour entretient un dialogue avec la ville, elle ne doit pas &ecirc;tre un obstacle,&nbsp;&raquo; affirme-t-on chez Valode et Pistre. Les surfaces vitr&eacute;es, tr&egrave;s utilis&eacute;es aujourd&rsquo;hui, sont des reflets de la ville. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;avis de certains riverains. &laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas beau,&nbsp;&raquo; soupire M. Chaix, retrait&eacute; habitant non loin du chantier de la tour T1. &laquo;&nbsp;Ils mettent du moderne dans un quartier o&ugrave; les maisons sont vieilles&nbsp;&raquo;.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le ras-le-bol vient surtout de la concentration des tours. Elles sont un gain d&rsquo;espace au sol non n&eacute;gligeable, mais trop, c&rsquo;est trop. &laquo;&nbsp;C&rsquo;est serr&eacute;. Avant, de notre fen&ecirc;tre, on avait une petite &eacute;chapp&eacute;e vers Argenteuil. Mais maintenant, on ne voit plus rien,&nbsp;&raquo; confient M. et Mme Pelatan, un couple d&rsquo;enseignants de Nanterre. &laquo;&nbsp;&Ccedil;a pousse comme des champignons&nbsp;&raquo;, constate Brahim, &eacute;picier dans le quartier Valmy. L&rsquo;image est bien trouv&eacute;e. Au rythme d&rsquo;un &eacute;tage par semaine, les actuelles tours en construction grandissent &agrave; vue d&rsquo;&oelig;il.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">La concentration, c&rsquo;est aussi ce que reproche la municipalit&eacute; de Nanterre, dont le maire, Patrick Jarry, a &eacute;t&eacute; le seul &agrave; s&rsquo;opposer au plan de relance. Le premier probl&egrave;me, c&rsquo;est que cela contribue &agrave; &laquo;&nbsp;renforcer les d&eacute;s&eacute;quilibres de la r&eacute;gion Ile-de-France au niveau &eacute;conomique&nbsp;&raquo;, explique Thierry Desfresnes, collaborateur de la mairie. Il pointe aussi du doigt la &laquo;&nbsp;coh&eacute;sion sociale&nbsp;&raquo;, oubli&eacute;e par les pouvoirs publics. La D&eacute;fense continue de grandir et d&rsquo;attirer de nouveaux salari&eacute;s, mais les transports en commun sont &laquo;&nbsp;satur&eacute;s&nbsp;&raquo;. Le manque de logements devient critique&nbsp;: le quartier accueille 150 000 salari&eacute;s mais seulement 20 000 habitants. Le paradoxe se prolonge dans le secteur de l&rsquo;emploi. Le site est &laquo;&nbsp;un territoire de pointe &eacute;conomiquement&nbsp;&raquo;, mais entour&eacute; de secteurs en &laquo;&nbsp;d&eacute;sh&eacute;rence totale&nbsp;&raquo;.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Pour arriver &agrave; cette coh&eacute;sion, il est n&eacute;cessaire d&rsquo;humaniser le quartier. &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;est pas admissible que la vie s&rsquo;arr&ecirc;te &agrave; 20h &agrave; la D&eacute;fense&nbsp;&raquo;, lance Jacques Kossowski. Les habitants regrettent ce ph&eacute;nom&egrave;ne de d&eacute;sertification. &laquo;&nbsp;Le dimanche, il n&rsquo;y a personne, c&rsquo;est d&eacute;solant,&nbsp;&raquo; se plaignent M. et Mme Pelatan. L&rsquo;EPAD y r&eacute;pond par la mise en place d&rsquo;activit&eacute;s &eacute;v&egrave;nementielles, mais aucune mesure de fond ne semble prise pour contrer ce processus.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Finalement, la D&eacute;fense revient dans la course &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute; &eacute;conomique. Londres et Milan n&rsquo;ont qu&rsquo;&agrave; bien se tenir, mais les habitants, eux, peuvent rester fatalistes.
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><span><strong>Encadr&eacute; : La D&eacute;fense au conditionnel </strong>
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Imaginez une tour de plus de 700 m de haut, en forme de fus&eacute;e longiligne maintenue par trois pieds, qui aurait servi d&rsquo;antenne de t&eacute;l&eacute;vision &agrave; 250 km &agrave; la ronde. C&rsquo;&eacute;tait le projet insens&eacute; que l&rsquo;architecte belge Polak avait con&ccedil;u pour la D&eacute;fense dans les ann&eacute;es 60.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Depuis sa cr&eacute;ation en 1958, le site a cristallis&eacute; les r&ecirc;ves architecturaux les plus ambitieux. Avant 1983 et la construction de la Grande Arche, des id&eacute;es folles voient le jour, pour trouver le b&acirc;timent qui prolongera l&rsquo;Axe Historique form&eacute; par la place de la Concorde, les Champs-&Eacute;lys&eacute;es et l&rsquo;Arc de Triomphe.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">En 1964, la tour Lumi&egrave;re cybern&eacute;tique du sculpteur Sch&ouml;ffer est &eacute;voqu&eacute;e. Deux mille projecteurs de grande puissance et autant de flashes auraient d&ucirc; illuminer le ciel parisien, les faisceaux et les couleurs changeant en fonction des tendances de la Bourse, de la m&eacute;t&eacute;o ou des embouteillages.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Six ans plus tard, le sino-am&eacute;ricain Pe&iuml; lance l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une grande tour en Diapason, en forme de V et de 210 m de haut.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">En 1971, Emile Aillaud propose de fermer l&rsquo;axe par deux immeubles concaves de 300 m de long sur 70 m de haut. Leur face interne serait compos&eacute;e de miroirs paraboliques, l&rsquo;un argent&eacute; et l&rsquo;autre noir, pour offrir &agrave; la ville une double image d&rsquo;elle-m&ecirc;me.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Tous ces projets seront finalement abandonn&eacute;s. </span></p>
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        <pubDate>Fri, 26 Jan 2007 19:15:33 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">11db9e61d0e6da586e8b01fb944b0cb1</guid>
                <category>mon actu</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-5407337-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Flaubert version XXe siècle]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-4747689.html</link>        <description><![CDATA[<p>Cet exercice consistait &agrave; transposer la Madame Bovary de Flaubert &agrave; notre &eacute;poque, tout en respectant le style de l'auteur. Emma regrette de vivre &agrave; la campagne, d'avoir une vie si monotone aupr&egrave;s d'un homme sans surprise qu'elle n'aime pas...</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Elle s&rsquo;acheta un plan de Paris et, avec un stylo rouge, elle entourait les lieux qui la faisaient r&ecirc;ver&nbsp;: l&rsquo;avenue Montaigne avec ses boutiques de grands couturiers, l&rsquo;avenue des Champs-Elys&eacute;es et ses grands restaurants, ses bo&icirc;tes de nuit branch&eacute;es&hellip; La capitale, plus vaste que l&rsquo;Oc&eacute;an, miroitait aux yeux d&rsquo;Emma des mille attraits du plaisir. Chaque jour, apr&egrave;s le d&eacute;jeuner qu&rsquo;elle passait toujours seule, Charles prenant ses repas &agrave; la cantine du Cr&eacute;dit Agricole, o&ugrave; il occupait un poste d&rsquo;assistant commercial, elle ouvrait l&rsquo;un des magazines &laquo;&nbsp;people&nbsp;&raquo; qu&rsquo;elle achetait r&eacute;guli&egrave;rement. Il y avait toujours une pile de <em style="mso-bidi-font-style: normal">Gala</em>, <em style="mso-bidi-font-style: normal">Voici</em>, <em style="mso-bidi-font-style: normal">Paris Match </em>et <em style="mso-bidi-font-style: normal">VSD</em> sur sa petite table de nuit IKEA, que Charles avait mont&eacute; lui-m&ecirc;me, et il en tra&icirc;nait une quantit&eacute; impressionnante partout dans la maison, depuis les toilettes jusque dans la cuisine, car elle ne les jetait jamais. Tout en poussant de profonds soupirs, elle tournait les pages et lisait lentement, sans sauter une ligne, les articles sur le mariage de Brad Pitt avec Jennifer Aniston, ou sur la naissance du premier enfant de Clotilde Coureau et Victor-Emmanuel de Savoie. A peine le magazine referm&eacute;, elle serait irr&eacute;m&eacute;diablement ramen&eacute;e &agrave;
<personname productid="la réalité. Alors" w:st="on"></personname>
la r&eacute;alit&eacute;. Alors , parfois, elle le relisait une ou deux fois de suite, pour rester plus longtemps dans ce monde de paillettes qu&rsquo;elle affectionnait. D&egrave;s qu&rsquo;elle avait fini de lire, son regard se perdait dans les plis du rideau jaun&acirc;tre, cadeau de la m&egrave;re de Charles, qui couvrait la fen&ecirc;tre, et sa pens&eacute;e vagabondait.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">&laquo;&nbsp;Pourquoi, mon dieu, me suis-je mari&eacute;e&nbsp;?&nbsp;&raquo; se r&eacute;p&eacute;tait-elle tout en &eacute;voquant sa vie d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment monotone. Charles travaillait &agrave; heures fixes, mangeait &agrave; heures fixes, dormait &agrave; heures fixes, l&rsquo;embrassait m&ecirc;me &agrave; heures fixes, et la moindre perturbation de son emploi du temps le d&eacute;rangeait. Leur existence &eacute;tait mieux organis&eacute;e que la visite d&rsquo;un chef d&rsquo;&eacute;tat au Palais de l&rsquo;Elys&eacute;e. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Tous les samedis, elle prenait le RER qui la conduisait &agrave; Paris. Pendant le trajet, berc&eacute;e par le grincement des roues, elle se sentait diff&eacute;rente de tous ces gens ordinaires qui montaient ou descendaient &agrave; chaque station. Mais peut-&ecirc;tre qu&rsquo;un jeune homme, diff&eacute;rent lui aussi, prenait ce m&ecirc;me RER, et elle le cherchait des yeux, essayant de le reconna&icirc;tre dans la foule des voyageurs. Elle descendait toujours &agrave;
<personname productid="la station Charles-de" w:st="on"></personname>
la station Charles-de -Gaulle-Etoile, puis elle errait autour des lieux qu&rsquo;elle avait marqu&eacute;s de rouge sur son plan. Ah, si les choses s&rsquo;&eacute;taient pass&eacute;es autrement&nbsp;! Elle serait revenue dans ces m&ecirc;mes lieux le soir, entour&eacute;e par une bande de jeunes gens riant tr&egrave;s fort et d&eacute;pensant son argent sans compter dans les bo&icirc;tes de nuit les plus en vue de
<personname productid="la capitale. Elle" w:st="on"></personname>
la capitale. Elle serait arriv&eacute;e en limousine devant les Bains-Douches, et les passants auraient admir&eacute; sa robe Prada &agrave; la derni&egrave;re mode tandis que le videur, qui la conna&icirc;trait bien, l&rsquo;aurait laiss&eacute;e entrer avec un sourire. Toute la nuit, elle aurait dans&eacute; sur la piste enfum&eacute;e, sous les &eacute;clairs des stroboscopes et les boules &agrave; facettes, au son du dernier David Guetta ou
<personname w:st="on"></personname>
Laurent Wolf. L&rsquo;&eacute;t&eacute; &agrave; Saint-Tropez, l&rsquo;hiver &agrave; Courchevel, elle serait devenue l&rsquo;&eacute;g&eacute;rie de la jet-set, invit&eacute;e &agrave; toutes les soir&eacute;es, tous les galas&hellip;</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Mais sa vie restait sans relief, et les heure pass&eacute;es chez elle s&rsquo;&eacute;tiraient d&eacute;mesur&eacute;ment, comme les chewing-gums que les enfants s&rsquo;amusaient &agrave; allonger le plus possible quand ils jouaient dans le square. Elle partageait son d&eacute;sespoir avec Rubis, son petit chihuahua brun. Elle avait voulu un chien depuis que, lisant <em style="mso-bidi-font-style: normal">Voici</em>, elle avait vu des photos de Paris Hilton avec son propre chihuahua, Tinkerbell. Charles, n&rsquo;osant la contrarier, lui avait offert la r&eacute;plique exacte de celui du magazine. Et Emma passait d&eacute;sormais son temps &agrave; lui fabriquer des petits v&ecirc;tements, qu&rsquo;elle changeait selon la mode ou la saison, ou des colliers couverts de breloques et de strass. Et tout en promenant Rubis jusqu&rsquo;au petit parc Alexandre Dumas, &agrave; trois rues de chez elle, elle attendait, esp&eacute;rait sans fin une rencontre avec un acteur de cin&eacute;ma qui la remarquerait et l&rsquo;emm&egrave;nerait avec lui, de f&ecirc;tes priv&eacute;es en galas de charit&eacute;.</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font face="Times New Roman" size="3">Puis tous les soirs, allong&eacute;e dans le noir &agrave; c&ocirc;t&eacute; de Charles qui ronflait d&eacute;j&agrave;, un bras pendant hors du lit, elle restait longtemps les yeux ouverts &agrave; fixer un point dans l&rsquo;obscurit&eacute;, tandis qu&rsquo;une phrase tournait dans sa t&ecirc;te comme un man&egrave;ge de f&ecirc;te foraine&nbsp;:</font></p>
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><font size="3"><font face="Times New Roman">&laquo;&nbsp;Peut-&ecirc;tre demain&nbsp;!<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Peut-&ecirc;tre demain&nbsp;!<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Peut-&ecirc;tre demain&nbsp;!&hellip;&nbsp;&raquo;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span></font></font></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 01 Dec 2006 17:28:40 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">34187ae7321c343e267ef74378fd1da2</guid>
                <category>délires de plume</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-4747689-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La délinquance enflamme lAssemblée]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-4656041.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le verbe est assassin &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale. Les porte-parole des groupes ont fait assaut de piques hier apr&egrave;s-midi, lors de la deuxi&egrave;me journ&eacute;e de d&eacute;bat sur le projet de loi de pr&eacute;vention de
<personname productid="la d&#65513;linquance. Ils" w:st="on"></personname>
la d&eacute;linquance. Ils se sont exprim&eacute;s devant la cinquantaine de d&eacute;put&eacute;s pr&eacute;sente dans l&rsquo;h&eacute;micycle.
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le d&eacute;put&eacute; UDF de Seine-Saint-Denis M. Lagarde a d&eacute;clar&eacute; au ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur que &laquo;&nbsp;les d&eacute;bats excessifs, les critiques souvent sans rapport avec le texte et les jugements h&acirc;tifs sur la situation objective de la d&eacute;linquance sont plus li&eacute;s &agrave; votre qualit&eacute; de candidat &agrave; l&rsquo;&eacute;lection pr&eacute;sidentielle (&hellip;) qu&rsquo;au projet de loi que vous pr&eacute;sentez.&nbsp;&raquo;
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">A l&rsquo;oppos&eacute;, M. Vax&egrave;s, d&eacute;put&eacute; communiste des Bouches-du-Rh&ocirc;ne, a d&rsquo;abord rappel&eacute; que Nicolas Sarkozy n&rsquo;avait pas assist&eacute; &agrave; la totalit&eacute; du d&eacute;bat mardi, avant d&rsquo;attaquer sur le fait que le ministre &laquo;&nbsp;utilise les drames les plus odieux, les plus insupportables et les plus condamnables pour servir son argumentation&nbsp;&raquo;. Il a continu&eacute; en comparant le texte &agrave; &laquo;&nbsp;une bombe qui explosera au c&oelig;ur de la R&eacute;publique et blessera gravement ses valeurs les plus essentielles&nbsp;&raquo;.
<p><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">&nbsp;&nbsp; Dans le m&ecirc;me sens, M. Ayrault, pr&eacute;sident du groupe PS &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e, a invit&eacute; M. Sarkozy &agrave; &laquo;&nbsp;assumer [sa] responsabilit&eacute;&nbsp;&raquo; &agrave; propos de l&rsquo;augmentation des violences sur les personnes. Le d&eacute;put&eacute; a d&eacute;plor&eacute; le discours du ministre sur le laxisme des juges, qui a remis en cause la Justice toute enti&egrave;re. L&rsquo;estocade est venue du rappel des mots de Mich&egrave;le Alliot-Marie, ministre de la D&eacute;fense et membre de l&rsquo;UMP, qui a accus&eacute; le num&eacute;ro deux du gouvernement d&rsquo;avoir &laquo;&nbsp;trop souvent insinu&eacute; l&rsquo;id&eacute;e pernicieuse qu&rsquo;un jeune &eacute;tait un d&eacute;linquant en devenir&nbsp;&raquo;.
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">A son tour, M. Goasguen, d&eacute;put&eacute; UMP de Paris, est entr&eacute; dans la bataille, en d&eacute;non&ccedil;ant les &laquo;&nbsp;proc&egrave;s d&rsquo;intention&nbsp;&raquo; de
<personname productid="la gauche. Il" w:st="on"></personname>
la gauche. Il a soulign&eacute; les contradictions du PS dans une allusion explicite &agrave; S&eacute;gol&egrave;ne Royal, qui recommande l&rsquo;encadrement militaire des jeunes d&eacute;linquants. Une mesure ouvertement r&eacute;pressive que la gauche n&rsquo;admet pas selon lui dans le projet de loi de la droite.
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; <span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Finalement, le principal int&eacute;ress&eacute;, M. Sarkozy, a pris le micro pour distribuer, contre toute attente, compliments et remerciements &agrave;
<personname productid="la ronde. Sans" w:st="on"></personname>
la ronde. Sans doute une fa&ccedil;on de se placer au dessus de la guerre des partis.
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
</span></p>
</span></p>
</span></p>
</span></p>
</span></p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 23 Nov 2006 21:20:46 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">296b6c37d3f8d3e5ec437d1bace9b172</guid>
                <category>mon actu</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-4656041-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[pastiche de Modiano]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-4582256.html</link>        <description><![CDATA[<p>J'ai &eacute;crit ce texte lors d'un atelier d'&eacute;criture romanesque auquel j'ai particip&eacute; au cours de ma licence de lettres modernes &agrave; la Sorbonne. L'exercice &eacute;tait le suivant : raconter une des anecdotes des<em> Exercices de style</em> de Raymond Queneau &agrave; la mani&egrave;re de Patrick Modiano. A vous de juger...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-ALIGN: justify"><font size="3"><font face="Times New Roman">A cette &eacute;poque, je travaillais pour la soci&eacute;t&eacute; de courtage en assurances <em>Surevie</em>, dont les bureaux, avenue de Suffren, se trouvaient non loin de la rue du Laos, o&ugrave; j&rsquo;avais lou&eacute; une chambre de bonne pendant mes &eacute;tudes &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Ce jour-l&agrave;, le bus de
<personname w:st="on" productid="la ligne S">la ligne S</personname>
, que je devais prendre tous les matins pour rejoindre mon bureau, n&rsquo;&eacute;tait pas surcharg&eacute;. Le temps &eacute;tait brumeux. Je voyais par la vitre d&eacute;filer des immeubles &eacute;l&eacute;gants. Ceux qui bordaient l&rsquo;avenue de
<personname w:st="on" productid="la Grande Armée. Puis">la Grande Arm&eacute;e. Puis</personname>
la place de l&rsquo;Etoile, l&rsquo;avenue d&rsquo;I&eacute;na. La pluie et le brouillard noyaient les contours des b&acirc;timents dans une lumi&egrave;re triste. A l&rsquo;avant de l&rsquo;autobus, un homme &eacute;tait debout. Je me rappelle seulement quelques traits de sa silhouette. Grand et mince. Un long cou. Portant un chapeau entour&eacute; d&rsquo;une tresse. Quel &acirc;ge pouvait-il avoir&nbsp;? Il semblait plut&ocirc;t jeune, sans doute n&rsquo;avait-il pas
<personname w:st="on" productid="la trentaine. Je">la trentaine. Je</personname>
le vis se pencher vers un autre passager, et lui reprocher de l&rsquo;avoir bouscul&eacute;. Son voisin lui aurait march&eacute; sur les pieds, disait-il. Le bus &eacute;tait pass&eacute; au pied de
<personname w:st="on" productid="la Tour Eiffel">la Tour Eiffel</personname>
, et longeait maintenant le Champ de Mars. Les jeunes gens s&rsquo;y retrouvaient les soirs d&rsquo;&eacute;t&eacute;, au pied de la statue du mar&eacute;chal Joffre, pour discuter ou jouer de
<personname w:st="on" productid="la musique. Bruits">la musique. Bruits</personname>
des conversations, accords des guitares, voix douces des filles qui chantaient&hellip; Moi-m&ecirc;me, passant quelquefois par l&agrave; pour rejoindre l&rsquo;h&ocirc;tel <em>Cristal</em>, o&ugrave; j&rsquo;allais boire un verre avec des coll&egrave;gues, j&rsquo;avais &eacute;cout&eacute; avec nostalgie les airs fredonn&eacute;s par ces &eacute;tudiants insouciants. L&rsquo;un deux<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>me restait en m&eacute;moire par-del&agrave; les ann&eacute;es, une chanson des Beatles&hellip;<em> yesterday&hellip; </em><em><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB">I&rsquo;m not half the man I used to be&hellip; </span></em>Cette &eacute;poque me semblait si lointaine, m&ecirc;me d&eacute;finitivement disparue&hellip; <em><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB">Why she had to go I don&rsquo;t know&hellip;</span></em><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB"> </span>Comme dans un r&ecirc;ve, je revoyais les pelouses se peupler de silhouettes impr&eacute;cises&hellip;<em> oh yesterday came suddenly&hellip;</em> A c&ocirc;t&eacute; de moi, l&rsquo;homme au long cou avait aper&ccedil;u une place libre. Il s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;cipit&eacute; vers elle et s&rsquo;&eacute;tait assis.<em> </em><em><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB">Oh I believe in yesterday&hellip;</span></em><span lang="EN-GB" style="mso-ansi-language: EN-GB">
<p>&nbsp;</p>
</span></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">Je le revis plus tard. Je descendais la rue de Rome, fl&acirc;nant devant les vitrines des magasins d&rsquo;instruments de musique, ferm&eacute;s &agrave; cette heure tardive. Plus t&ocirc;t dans la journ&eacute;e, <em>la Fl&ucirc;te de Pan</em>, le plus c&eacute;l&egrave;bre d&rsquo;entre eux, avait accueilli des hordes de musiciens. J&rsquo;en avais &eacute;t&eacute; moi aussi un client assidu l&rsquo;ann&eacute;e de mes onze ans, y entra&icirc;nant mon p&egrave;re exasp&eacute;r&eacute; presque tous les samedis. J&rsquo;avais alors l&rsquo;espoir d&rsquo;y retrouver mon professeur de piano, Mademoiselle Vitali, dont j&rsquo;&eacute;tais secr&egrave;tement amoureux. Je garderai toujours en m&eacute;moire le souvenir merveilleux du soir ou mon p&egrave;re m&rsquo;avait emmen&eacute; &agrave; l&rsquo;un de ses concerts &agrave;
<personname w:st="on" productid="la salle Gaveau. Derrière">la salle Gaveau. Derri&egrave;re</personname>
son piano, transport&eacute;e par la musique du <em>Carnaval des Animaux</em> de Saint-Sa&euml;ns, elle me semblait un ange. Aujourd&rsquo;hui, je ne revois plus les d&eacute;tails de son visage. Etait-elle seulement jolie&nbsp;?</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><font face="Times New Roman" size="3">L&rsquo;homme de l&rsquo;autobus se trouvait devant
<personname w:st="on" productid="la gare Saint Lazare.">la gare Saint Lazare.</personname>
Il enfilait un pardessus gris. Un ami l&rsquo;accompagnait. Alors que je les d&eacute;passais, j&rsquo;entendis des bribes de leur conversation. Son compagnon lui conseillait de fermer un bouton de plus. Mais d&eacute;j&agrave; je m&rsquo;&eacute;loignais, et le son de leurs voix se fondit dans les bruits de la ville. </font></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 17 Nov 2006 19:32:10 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5910011cf1f3d4a72069933a529da496</guid>
                <category>délires de plume</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-4582256-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'année où j'ai appris l'anglais]]></title>
        <link>http://constancemp.over-blog.com/article-4492576.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;">Sweet sixties</span><br /><br /><br />&laquo; Yesterday&hellip; &raquo; Ce terme, emprunt&eacute; aux Beatles, pourrait &ecirc;tre le titre du nouveau roman de Jean-Fran&ccedil;ois Duval. Il poss&egrave;de toute la force d&rsquo;&eacute;vocation et la simplicit&eacute; que l&rsquo;auteur a su donner &agrave; son &oelig;uvre, L&rsquo;Ann&eacute;e o&ugrave; j&rsquo;ai appris l&rsquo;anglais. Il y relate six mois de la vie d&rsquo;un jeune homme de 18 ans, Chris, parti &eacute;tudier &agrave; Cambridge. Apr&egrave;s un grave accident de voiture, il d&eacute;cide de vivre pleinement son semestre &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Au hasard des rencontres, Chris fait l&rsquo;exp&eacute;rience de la diversit&eacute;, &agrave; travers des amiti&eacute;s insolites (Mike l&rsquo;Irlandais, guitariste g&eacute;nial, Harry le colosse helv&egrave;te, Suliman le Saoudien, Saka&iuml; le Japonais carri&eacute;riste&hellip;). Il d&eacute;couvre le d&eacute;sir et l&rsquo;amour, qu&rsquo;il croit absolu, en la personne de Maybelene. <br />Sous la l&eacute;g&egrave;ret&eacute; du propos, l&rsquo;auteur plonge avec pudeur au plus profond des sentiments, des doutes et des contradictions d&rsquo;un gar&ccedil;on de 18 ans, qui n&rsquo;est plus un enfant, mais pas tout &agrave; fait un homme. D&rsquo;une &eacute;criture fluide et &eacute;vocatrice, Duval fait rena&icirc;tre l&rsquo;&eacute;poque mythique des sixties. Pour ces jeunes &agrave; peine sortis de l&rsquo;adolescence, 1968 rime avec les Clarks, les 33 tours et les films de Bergman. A mille lieues de la guerre froide et des &eacute;v&egrave;nements de mai, leur r&eacute;volution est celle du rock&rsquo;n&rsquo;roll et de la d&eacute;couverte de soi sur fond d&rsquo;Elvis et des Stones. Cette parenth&egrave;se unique, rythm&eacute;e par la chanson de Bill Haley &laquo; Rock around the clock &raquo;, les marquera &agrave; jamais, malgr&eacute; l&rsquo;in&eacute;luctable fuite du temps. L&rsquo;auteur livre ici tout en d&eacute;licatesse un hymne &agrave; la jeunesse et un tableau nostalgique des ann&eacute;es 60, &laquo; le bon vieux temps du rock&rsquo;n&rsquo;roll &raquo; de Johnny.<br /><br /><br />L&rsquo;ann&eacute;e o&ugrave; j&rsquo;ai appris l&rsquo;anglais<br />Jean-Fran&ccedil;ois Duval<br />Editions Ramsay<br />]]></description>
        <pubDate>Fri, 10 Nov 2006 16:03:49 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">97e0f6a6d81453aa5ae43ce7e54da20a</guid>
                <category>littérature</category>        <comments>http://constancemp.over-blog.com/article-4492576-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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